Le foot ne sait pas toujours récompenser ses plus fidèles serviteurs et nous inflige de temps en temps des finales de Coupe de la Ligue comme celle de samedi. Heureusement, il sait se rattraper en nous offrant un suspense à toute épreuve en championnat. C'est déjà ça. Retour sur les compétitions françaises et européennes, avec la phrase ironique de la semaine et la séance en plus.
Le retour en grâce de Brandão a de quoi faire rêver DSK. Jadis paria, repris de justice, violeur et – de loin le crime le plus grave – pieds carrés, le Brésilien s'est racheté une image qu'aucun programme de réhabilitation n'aurait jamais pu lui offrir : celle du héros. De Milan à Saint-Denis, la Brandade a su dépasser tous les scepticismes et aura réussi l'exploit de redonner gout à la vie à Didier Deschamps en offrant la Coupe de la Ligue à l'OM (1-0). Pourtant, lui comme toutes les victimes audiovisuelles de cette finale avaient de quoi se pendre face à la pire prestation footballistique impliquant des clubs français depuis au moins l'élimination de Lyon à Nicosie. Un OL qui a cela dit la cohérence d'être constant dans l'échec, c'est déjà pas mal. Au final, et comme d'habitude, seul le vainqueur se réjouira de brand(ã)ir la coupe à Frédo. Quant au vaincu, il pensera à Quevilly, faute de mieux.
En Ligue 1, il devient de plus en plus difficile de prévoir quoi que ce soit. Entre Lille qui perd à Brest et, cette fois, Montpellier qui s'incline à Lorient (2-1), on a comme qui dirait l'impression que le titre pourrait bien se jouer en Bretagne. Hasard ou pas, le PSG conclura sa saison au Moustoir, chez sa bête noire. Cela dit, en jouant aussi tranquillement qu'à Auxerre ce dimanche (1-1 à la fois bien payé et catastrophique), Paris aura peut-être déjà perdu le titre avant de s'y déplacer, ce qui serait pour le moins retentissant. On n'en est pas là et gageons que ce nul chez l'Abbé saura rappeler aux Parisiens qu'un râteau latéral ne remplacera jamais un bon vieux pointu. Bon, on serait Sochaux, on se méfierait quand même de la vengeance.
Évidemment, lorsque les deux premiers calent, la tentation de relancer le troisième est assez forte. Et même si Lille s'est baladé contre Ajaccio (4-1), on n'oubliera pas de noter les écarts de cinq et sept points sur ses prédécesseurs. Les hasards du calendrier, selon l'expression consacrée, font toutefois que rien n'est à exclure puisque le LOSC va jouer le PSG et Montpellier dans les prochaines semaines. Du coup, le suspense n'est pas loin d'atteindre son paroxysme dans une saison où tout semble possible. Bien malin, par exemple, celui qui saura ce que Toulouse et Lyon feront de leur affrontement de ce mercredi, décisif pour la suite de leurs saisons respectives. En tout cas, le grand gagnant de la course à la C3 pourrait bien (outre Quevilly) être Saint-Etienne, vainqueur de Brest (2-1, malgré un but de Jemâa tout de même), et jamais aussi bon que quand on ne le voit pas. La victoire de Rennes contre Nice (3-1) les relance aussi un peu, mais c'est Rennes, donc on ne va pas s'enflammer.
La course au maintien a, elle aussi, connu un nouveau coup de fouet ce week-end avec les résultats improbables d'Auxerre et Lorient, bien sûr, mais également grâce au succès de Sochaux contre Dijon (1-0), son troisième consécutif face à un concurrent direct. Du coup, les Lionceaux sont au contact de la ligne de flottaison et mettent une grosse pression sur Caen, en déplacement ce mercredi chez des champions de la Ligue dont on ignore le degré d'implication après une farandole de défaites et une qualif en Ligue Europa. Enfin, en milieu de classement, VA a craqué son slip dans son Hainaut (0-3 contre ETG) et c'est Bordeaux qui, pour une fois, a pu égaliser dans les dernières secondes, à Nancy (2-2). La semaine prochaine, il va falloir s'accrocher lors de Nice-Auxerre et ne pas oublier de s'abstenir devant Lyon-Lorient.
Ces mardi et mercredi, ce sont aussi les demi-finales aller de la Ligue des Champions avec notamment un gros Bayern-Real qui, on l'espère, sera à la hauteur de nos attentes. Il serait temps que cette C1 décolle un peu.
En Angleterre, c'est Tevez qui redécolle avec un triplé et un retour au premier plan encore plus fulgurant que celui de Brandão. MU reste quand même devant et n'est pas vraiment sur le point d'être rattrapé. Sinon, en Cup, Liverpool et Chelsea vont se rappeler au bon souvenir de l'époque Mourinho en s'affrontant en finale. En Allemagne, cette fois, ça sent la choucroute pour le Bayern et le champagne pour le B. Dortmund après sa victoire dans le derby chez Schalke 04. Le BVB pourrait même être sacré avant de jouer samedi prochain, selon le résultat de Werder-Bayern. Sacré doublé pour un club qui a commencé la saison de manière catastrophique et qui n'aura pas fait mieux que de la figuration en coupe d'Europe. En Espagne, on y est, le Clasico va sereinement pouvoir se dérouler entre deux clubs dont les meilleurs buteurs ont chacun déjà inscrit 41 buts cette saison, soit plus que la moitié des équipes de Liga ! On se croirait dans FM... Avec quatre points de retard, cette affiche reste en tout cas la dernière chance du Barça. Le seul moment de suspense de toute la saison, en somme.
En Italie, finie la rigolade après la mort en plein match de Piermario Morosini, joueur de Livourne de 25 piges à peine. Tout a été arrêté et les exploits de l'éternel Del Piero en milieu de semaine ne suffiront pas à enjouer une Italie qui a de toute façon un penchant un peu trop malsain pour les histoires tristes. Aux Pays-Bas, tout s'est bien goupillé pour l'Ajax qui se retrouve désormais devant un boulevard, avec six points d'avance sur Alkmaar à quatre journées de la fin. Le Twente-Ajax du 29/04 ne sera finalement pas si important que cela. Enfin, au Portugal, pas de championnat ce week-end.
La phrase de la semaine entre dans le cadre de la lutte Montpellier-PSG. Il y avait déjà eu quelques petites phrases en provenance de la Paillade mais plutôt à base de victimisation ou autres balivernes telles que « on dérange », soit rien de bien intéressant à se mettre sous la dent. Mais, après la victoire de Paris sur l’OM dimanche dernier, René Girard a eu une bien meilleure inspiration : « Ils sont là. Ils arrivent quand même à nous accrocher, c'est un exploit. » Tu vois René, des petites vannes comme ça, ça ne nous dérange pas du tout.
La séance en plus :
Neymar provoque les cartons rouges
Bien croisé
Bien croisé aussi
Charles I
Charles II
Charles III
Isco dans ses oeuvres
Tomahawk I
Tomahawk II
Lech Poznan, toujours premiers sur le tifo
Archavine marche sur tout le monde
Schürrle allume
Une Kartoffel de plus
Pippo Inzaghi est battu dans la célébration
Fabregas fait n’importe quoi
But imaginaire
[url=http://youtu.be/-W0VdTCwTW4]Droit au but[/url]
[url=http://youtu.be/9XT5a1_Pg4A]Beckham est toujours là[/url]
[url=http://youtu.be/RjXFAT8sw5g]Ganso en subtilité[/url]
Pierre-Pat le 17 avril 2012 à 12:31
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